9 février 1943: création de la Médaille de la Résistance

L’ordonnance n°42 du 9 février 1943 signée par le général de Gaulle institue après délibération du Comité national, une Médaille de la Résistance française destinée à reconnâitre les actes remarquables de foi et de courage qui en France et dans l’Empire occupé ont été réalisés. Le décret n°774 du 9 février 1943 met en place la commission de la Médaille de la Résistance en charge d’instruire les dossiers et d’examiner les titres acquis par les candidats. Aujourd’hui c’est le colonel Fred Moore, délégué national du Conseil national des communes « Compagnon de la Libération » qui veille sur le respect de cette haute décoration. Entre 1944 et 1947 plusieurs textes vont apporter des modifications à l’ordonnance du 9 février 1943 avec notamment la création d’une médaille avec rosette et son attribution aux déportés et internés de la Résistance. Les décrets de 1947 mettent un terme à la possibilité de décerner la Médaille sauf à titre posthume.
62 751 personnes dont 24 463 à titre posthume ont reçu la Médaille de la Résistance. 4 441 médailles avec rosette ont été décernées. Vingt-deux unités militaires, dix-huit collectivités territoriales, dix-sept villes et villages de métropole et de Nouvelle-Calédonie ont été distinguées ainsi que quinze collectivités civiles ( école, université, hôpital, association, mouvements de résistance, service de police, sapeurs-pompiers, radio, communauté religieuse et scouts).
La brigade de gendarmerie de la Chapelle-en-Vercors, la 13e demi-brigade de Légion étrangère (rosette), la 1er régiment d’infanterie, l’Ecole des cadets de la France libre, l’Ecole militaire préparatoire d’Autun (rosette), l’Ecole militaire préparatoire technique de Tulle (rosette), le groupe de bombardement « Bretagne », le 1er régiment de fusilliers-marins (rosette), les corvettes « Aconit », « Alysse », « Mimosa », les sous-marins « Casabianca » (rosette), « Glorieux » (rosette), « La Vénus », « Marsouin », « Narval » (rosette), « Surcouf » (rosette), les avisos « commandant Dominé », « commandant Dubosc », « Savorgnan de Brazza », le contre-torpilleur « Léopard » et patrouilleur « Poumic » ont reçu la Médaille de la Résistance.
L’association des Français de Grande-Bretagne, la Fédération de la presse clandestine, la corps urbain des gardiens de la paix de Nice, l’hôpital de Cahors et l’hôpital de Saint-Céré (Lot), le lycée Lalande de Bourg-en-Bresse (Ains), la police d’Etat d’Alger, Radio Brazzaville, les religieuses de l’ordre du Très Saint-Sauveur dites soeurs de Niederbronn-Saales, l’abbaye de Timaderic (Morbihan), Résistance-Fer, Résistance-PTT, l’université de Strasbourg et les sapeurs-pompiers de Belfort ont également la Médaille de la Résistance.
Elle a également été décernée aux communes de Brest (Finistère), de Béthincourt (Meuse), de Caen (Calvados), de Cania-du-Causse (Lot), de La Chapelle-en-Vercors (Drôme), de Lyon (Rhône), de Marsoulas (Haute-Garonne), de Meximiaux (Ain), de Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire), de Nantua (Ain), Oyonnax (Ain), Plougasnou (Finistère), Saint-Nizier-du-Moucherotte (Isère), de la Nouvelle-Calédonie, de l’île de Sein, de Tavaux (Aisne), de Terron (Lot) de Thônes (Haute-Savoie)

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