28 février 1945 : l’armée de Patton s’approche de Trèves

En Europe de l’ouest le 28 février 1945, des régiments du 2e corps de la 1re armée canadienne marchent le long du Rhin, dans le Hochwald et dans la forêt de Balberg. Dans le secteur de la IXe armée US, l’offensive de la 35e division du 16e corps et de la 84e du 13e corps s’amplifie. Il en est de même pour la 29e division du 19e corps qui progresse rapidement vers Mochengladbach. La 2e division blindée, autre unité du 19e corps d’armée s’approche à huit kilomètres de Neuss et à une petite dizaine de kilomètres du Rhin.

Le 3e corps de la 1re armée US progresse le long du Neffel avec la 1re division et avec la 9e division atteint Berg et dépasse en plusieurs points la Rur qui est également franchie par la 9e division blindée. Dans le secteur de la IIIe armée US du général George Patton, le 20e corps est tout proche de Trèves.

28 février 1945 : le général SS Sepp Dietrich envoyé sur le Front de l’Est

Le 28 février 1945 sur le Front de l’Est, dans le secteur qui est encore contrôlé par le groupe d’armées de la Vistule commandé par Heinrich Himmler, les forces du 2e Front de Biélorussie du général Rokossovski marchent au nord en Poméranie et conquièrent Neustettin entre Dantzig et Stettin ainsi que Prechtau. En Silésie, les combats se poursuivent à Breslau.

Les Allemands concentrent leurs troupes pour lancer une nouvelle contre-offensive en Hongrie ay nord et au sud du lac Balaton contre le 3e Front d’Ukraine du général Tolboukhine. C’est dans ce but que le Führer a transféré du front occidental la VIe Panzerarmee du général Sepp Dietrich.

28 février 1945 : des succès psychologiques dans le Pacifique

Aux Philippines le 28 février 1945, le général Krueger demande au 14e corps US de prendre les baies de Batayan et de Batangas dans la partie sud de l’île de Luçon au sud des monts Tagaytay. Le 11e corps US avance dans la région de Ternate, dans la zone la plus méridionale de la baie de Manille. Dans la capitale, deux points de résistance sont encore signalés dans des bâtiments publics.

Dans les Philippines méridionales, un groupe de la 41e division de la VIII armée US après un bombardement aérien et naval par des unités du contre-amiral Fechteler, débarque à Puerto Princesa, sur l’île de Palawan sans rencontrer de résistance de la part de l’ennemi. Sur l’île de Samar des détachements US et philippins s’emparent de la zone de Mauo. Sur l’île d’Iwo Jima, la 3e division de marines enlève le village de Moto-yama sur le haut du plateau et prend les hauteurs dominant le troisième aéroport en construction au nord. Dans la zone dite du Hachoir, les affrontements sont effroyables. Des nids de résistance ennemis sur les flancs du mont Suribachi sont anéantis.

28 février 1942 : la bataille navale de Java est un succès pour le Japon

Alors que la veille l’amiral hollandais Doorman à la tête de cinq croiseurs et de onze torpilleurs pensait pouvoir intercepter et repousser le convoi nippon d’invasion de l’île de Java en attaquant près de Soerabaya, les bâtiments d’escorte des troupes du Mikado,  la riposte de l’ennemi est massive et meurtrière. Les deux croiseurs hollandais « De Ruyter  » et « Java » ainsi qu’un contre-torpilleur hollandais et deux contre-torpilleurs britanniques sopnt envoyés par le fond. Un croiseur anglais est également endommagé et l’escadre alliée très affaiblie ne peut rien faire pour empêcher les Japonais de débarquer.

Ils n’ont en rien modifié leur plan même s’ils ont enregistré, eux aussi des pertes importantes. Le 28 février 1942, seuls quatre conte-torpilleurs US parviennent à s’échapper de la mer de Java. Les Japonais de la XVIe armée entament leur débarquement sur la côte est de l’île pas très loin de Batavia aujourd’hui Djakarta. La route des îles de la Sonde est maintenant grande ouverte à l’ennemi de Tokyo.

28 février 1941 : l’Afrique et les services publics de la France libre

Le général de Gaulle exprime le 28 février 1941 aussi bien au général Edgar de Larminat à Brazzaville qu’au gouverneur Cournarie à Yaoundé au Cameroun qu’il faut des services publics de la France libre efficaces aussi bien dans le domaine de la télégraphie que dans celui du transport et dans d’autres secteurs indispensables au bon fonctionnement de l’Etat.

C’est pourquoi il leur annonce qu’il a désigné l’ingénieur des Ponts et Chaussées hors cadre, Antoine qui est le directeur des Affaires administratives et financières de la France libre pour examiner sur place les besoins en services publics de l’Afrique française libre. « Je vous prie de lui assurer toutes les facilités utiles au bon accomplissement de sa mission ».

28 février 1941 : deux enclaves à préserver au Nigéria

Dans un nouveau télégramme qu’il adresse au général Edgar de Larminat le 28 février 1941, le général de Gaulle observe que la France possède au Nigéria deux petites enclaves en vertu de baux du 20 mai 1903 comportant les loyers nominaux de un franc et pour lesquelles le gouvernement de Lagos a payé le gardiennage depuis juin 1940. De Gaulle apprenr par un télégramme du 20 février du gouverneur du Nigeria que le gouverneur général Boisson a donné à l’agent consuliare l’ordre de payer les sommes dues.

Et de Gaulle d’écrire :  » Nous croyons savoir que d’après les anciennes pratiques, c’est le gouvernement d’Afrique-Equatoriale qui effectuait le paiement. Si tel était le cas, conformez-vous aux précédents. Dans le cas contraire, informez immédiatement  le colonel Adam à Lagos de payer pour le compte de la France libre.

28 février 1940 : la reconnaissance à Paul Reynaud

Dans un courrier qu’il adresse au ministre Paul Reynaud le 28 février 1940, Charles de Gaulle précise :  » Dans la destination qui m’est fixée, et que vous voulez bien m’annoncer, je vois et je mesure ce qui vous est dû. Si mon désir d’être un jour en situation de vous servir ne se trouvait déjà au plus haut degré, il y serait porté aujourd’hui par ma gratitude. Dans le commandement qui me sera attribué grâce à vous, je m’efforcerai de démontrer en combattant la valeur des conceptions de rénovation militaire auxquelles vous avez, sur le plan de l’homme d’Etat, d’ores et déjà attaché votre nom ».

28 février 1941 : la grande coalition se met en place

La grande coalition des démocraties est ce que Maurice Schumann espère et décrit dans son intervention au cours de l’émission « Les Français parlent aux Français » sur les ondes de la Radio de Londres, le 28 février 1941. Il explique que l’Angleterre n’est plus seule et que les Etats totalitaires sont entrés dans un processus d’isolement et de détestation.

Il remarque des signes d’opposition et d’insurrection en Europe qu’il encourage implicitement : « En Hollande, les grèves et les émeutes obligent le commandant en chef de l’armée ennemie à proclamer la loi martiale. En Belgique, où recommencent les atrocités de naguère, la terreur devient publique : Bruxelle élèvera plus tard une statue au tanneur gantois Cours-Remy, assassiné comme les otages de Dinant le furent en 1914. En Norvège, le régime Quisling agonise sous les coups des patriotes comme nos collaborateurs à gages, les traîtres norvégiens fulminent dans leurs journaux contre un peuple assez incorrigible, pour placer tous ses espoirs dans la victoire anglaise. Quant aux tchèques et aux Polonais, déjà réduits en esclavages, leur martyre sert d’exemple à tous les forçats de l’ordre nouveau ».

Schumann assure encore qu’à ce combat contre le IIIe Reich et ses alliés, la France est présente. « Au combat des armes, par nous, au combat des âmes par vous. Nous sommes les deux tronçons d’une même armée, qui se frayent des chemins convergents pour se rejoindre un jour. Dans cette guerre, dites-vous bien que vous, les opprimés, vous êtes les plus forts. Car, tandis que la frénésie de ses conquêtes a isolé l’ennemi, à vos côtés, à nos côtés, lutte une coalition qui, du seul fait qu’elle existe est déjà victorieuse ».

Page Suivante »