La Normandie prépare déjà le 71e anniversaire du débarquement

Chaque année, les vétérans du 1er bataillon de fusiliers marins commandos se retrouvent sur  la côte normande, pour commémorer l’opération Overlord, le débarquement du 6 juin 1944. Ils retrouvent à cette occasion d’autres anciens ayant appartenu aux unités américaines, canadiennes et britanniques.
En cette année du soixante et onzième anniversaire du D Day, on annonce l’inauguration, à Saint-Aubin d’Arquenay, d’une rue Léon-Gautier,  un des neufs derniers commandos de 1944. Une nouvelle occasion d’honorer ces combattants d’exception qui ont assuré une présence française en première ligne pour le débat des opérations de libération de la France métropolitaine.
Le samedi 6 juin 2015,  en fin de journée la population d’Ouistreham est conviée à se rassembler sur la plage de Sword pour en écrire humainement le nom, ce qui est une manière originaire de concourir à la perpétuation de l’histoire. La ville de Colleville-Montgomery organise, de son côté un concert de bagpipes devant la statue du sonneur Bill Millin. Une autre manière de rappeler l’engagement et le sacrifice des soldats du Jour J.

Un Blockhaus du Mur de l’Atlantique refait surface à Arcachon

Construit par les Allemands en 1943, enterré pour le protéger de la détection, des bombardements et des tirs directs puis refermé et arasé en 1946, un blockhaus de 120 mètres carrés est remis au jour en cette fin du mois de mai 2015 en raison de l’agrandissement du parking de l’office de tourisme. Récemment, le Groupement de recherches archéologiques du mur de l’Atlantique et du secteur d’Arcachon (Gramasa) a reçu l’autorisation de creuser et d’ouvrir pour la première fois depuis près de soixante-dix ans ce blockhaus qui était utilisé comme PC de commandement. 3Il était central dans la défense du bassin d’Arcachon », a expliqué le jeudi 28 mai 2015 Marc Mentel, le président de Gramasa. À l’intérieur, tout est resté tel quel : les neuf lits, le groupe électrogène, l’important central téléphonique. Ses murs et son toit ne mesurent deux mètres d’épaisseur.

En entrant, on peut voir qu’il est  daté de 1943.  Le bunker devait abriter deux groupes de combat, soit une vingtaine d’hommes. « Il faut vraiment voir ce blockhaus comme un poste de commandement. Il devait résister à des bombardements et  maintenir une communication entre les différentes positions du bassin d’Arcachon. », résume Marc Mentel.

Que va devenir à présent cet ouvrage du mur de l’Atlantique? L’Ar. 4101, comme l’indique son matricule d’identification pourrait servir à terme à des fins touristiques et pédagogiques.

Opex : la Cour des comptes s’inquiète du niveau des dépenses

Centrafrique, Mali, Afghanistan : le coût des opérations menées à l’étranger par l’armée française (Opex), qui se sont multipliées depuis 2013 en raison de l’intensité des crises régionales, a dépassé de 665 millions d’euros les prévisions en 2014, selon un rapport de la Cour des comptes. Alors que les députés avaient alloué 450 millions aux éventuels surcoûts liés aux Opex (primes, dépenses de carburant, d’intendance, remplacement de matériels), la facture a atteint 1,115 milliard d’euros, « soit un dépassement de 665 millions d’euros », le plus élevé depuis dix ans, selon les magistrats de la rue Cambon.

Évaluer le surcoût lié à des opérations souvent imprévisibles par nature est « assurément difficile », reconnaît-elle dans un rapport porté à la connaissance des médias le jeudi 28 mai 2015. Le budget des Opex dérape régulièrement, il avait enregistré un dépassement de 620 millions d’euros en 2013. Certaines opérations lancées en cours d’année 2014 (lutte contre le virus Ebola en Guinée, opération Ambre en Ukraine et Chammal en Irak) étaient imprévisibles mais elles ne représentent qu’un faible surcoût (35 millions d’euros), relève la Cour. Le surcoût de 1,115 milliard d’euros résulte  de l’opération Barkhane (Tchad et Mali), pour 472 millions d’euros et Sangaris (République centrafricaine), à hauteur de 240 millions d’euros.

S’y ajoutent les opérations en Afghanistan (151 millions d’euros), en Côte d’Ivoire (64 millions d’euros), au Kosovo (21 millions d’euros) ou la mission de lutte contre les pirates somaliens dans l’océan indien (16 millions d’euros). La Cour des comptes estime que le surcoût des Opex est « systématiquement sous-évalué » et que sa prévision doit être améliorée.

Sénile, l’ex-lieutenant SS Gerhard Sommer échappe à la justice allemande

La justice allemande a renoncé le jeudi 28 mai 2015 à poursuivre un ancien officier nazi pour le massacre de 560 civils en Italie en 1944. La raison invoquée est l’état de santé de l’accusé. La « probabilité élevée » de son implication est néanmoins reconnue par le parquet de Hambourg.
Gerhard Sommer, qui aura 94 ans en juin, était le dernier homme susceptible d’être jugé en Allemagne pour le massacre commis dans le village toscan de Sant’Anna di Stazzema en Italie, victime d’une tragédie comme Oradour-sur-Glane en France. « L’examen de ce dossier volumineux a conduit à la conclusion que le suspect, s’il était en état d’être jugé, serait accusé avec une forte probabilité » d’au moins 342 meurtres aggravés, mentionne dans un communiqué le parquet de Hambourg. Les expertises ont révélé que l’ancien sous-lieutenant, l’un des trois officiers à la tête d’éléments de la 16e division d’infanterie de « Reichsführer-SS » à Sant’Anna di Stazzema, souffrait d’une « démence si profonde » qu’il ne pourrait jamais plus comparaître devant un tribunal.
Le 12 août 1944, les soldats nazis avaient massacré la quasi totalité des habitants et des réfugiés présents à Sant’Anna di Stazzema, soit 560 civils dont 107 enfants de moins de 14 ans. Après des décennies d’inertie judiciaire en Allemagne comme en Italie, l’affaire a resurgi dans les années 1990 avec les recherches croisées de plusieurs historiens pour établir avec précision les crimes des Waffen SS dans la Péninsule pendant la Seconde Guerre mondiale. En Allemagne, le parquet de Stuttgart avait ouvert en 2002 une enquête contre dix-sept anciens soldats pour le massacre toscan, avant de mettre fin dix ans plus tard aux poursuites contre les huit suspects survivants, dont Gerhard Sommer, en raison d’un manque de preuves sur la nature d’exactions « planifiées et ordonnées » contre des civils.
La cour d’appel allemande de Karlsruhe a invalidé en 2014 cette décision pour le seul  Gerhard Sommer, estimant que l’ex-officier savait « sans nul doute » que l’assassinat en quelques heures des habitants du village, à la mitraillette et au lance-flammes, n’était pas une simple action de représailles contre les résistants italiens. En Italie, un tribunal militaire de la Spezia a condamné par contumace dix anciens soldats nazis en 2005, dont Gerhard Sommer, à réclusion criminelle à perpétuité. Confirmée en appel et en cassation, cette sentence n’a jamais été mise à exécution, puisque l’Allemagne n’extrade pas ses ressortissants.

Résistance et Déportation : un hommage et un colloque consacrés au père Jacques de Jésus

Le 2 juin 1945, à Linz en Autriche, le père Jacques de Jésus, (Lucien Bunel), 45 ans,  un religieux carme français, décédait des suites de sa déportation au camp de concentration nazi de Mauthausen et au Kommando de Gusen. Pour le soixante-dixième anniversaire de sa mort, le Comité du père Jacques organise un colloque et une journée au centre spirituel d’Avon-Fontainebleau, du vendredi 29 au dimanche mai 2015. Dans le même temps, la mairie d’Avon invite à une Fête des Justes, en souvenir du père Jacques mais aussi du maire de la commune, Rémy Dumoncel et du secrétaire de mairie Paul Méthéry qui ont également été arrêtés en 1944 et ont péri en déportation. Tous les trois ont été reconnus « Justes parmi les Nations » par le mémorial Yad Vashem.

François-Xavier de Siéyès est le dernier élève du Carme à l’avoir rencontre avec deux autres religieux à la prison de Fontainebleau. Dans un propos confié à Claire Lesegretain du quotidien « La Croix » il déclare :  » Dans le parloir où deux autre carmes et moi-même avions pu le rencontrer, il m’avait remis une image de sainte Anne, dédicacée de sa main que j’ai toujours gardée ». Le père Jacques avait fondé ce collège d’Avon en 1934. Il y avait été professeur de lettres et directeur. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il y a accueilli des réfractaires au Service du travail obligatoire et trois enfants juifs entrés sous un faux nom. Malheureusement, le père Jacques a été arrêté pour avoir résisté et apporté de l’aide à ceux qui étaient persécutés par les nazis ou désiraient fuir une réquisition. Dépoté à Mauthnausen et Gusen où se trouvait aussi un prêtre du diocèse de Reims, le père Georges Michaux, il a fait beaucoup pour les déportés les plus faibles et les plus souffrants.  » Lorsqu’on rencontrait le père Jacques dans un camp de concentration, on n’avait plus honte d’être un homme », a résumé Jean Gavard, un survivant de Gusen.

Un dossier pour sa cause en béatification a été déposé à Rome en 1997. Peut être aboutira-t-elle. C’est à souhaiter au regard de son parcours qui a aussi inspiré Louis Malle dont le film « Au revoir les enfants » sorti en 1987 a marqué les esprits.

Renseignements : www.centrespirituel-avon.org tel : 01-60-72-28-45.

28 mai 1945 : les nouveaux moyens des forces armées

Dans un courrier qu’il adresse le 28 mai 1945 conjointement à André Diethelm, Louis Jacquinot et Charles Tillon, le général de Gaulle explique à ses trois ministres que le moment est venu pour le gouvernement de fixer le niveau et la composition des forces de Terre, de Mer et de l’Air qu’il entend garder dans la période actuelle. En effet si la guerre est terminée en Europe, il n’en est rien en Asie et en particulier en Indochine. Il faut donc se prémunir contre les nouvelles agressions toujours possibles de la part du Japon, disposer des moyens suffisants pour participer à l’occupation de l’Allemagne et assurer la sécurité de la France métropolitaine et de l’Empire.

« Il va de soi que ces conditions une fois assurées, il y a lieu de ramener nos forces et notamment nos effectifs, au minimum nécessaire. Cette question essentielle sera examinée par le Comité de la Défense nationale au cours de sa prochaine séance et je vous prie de vouloir bien réunir dès à présent, pour ce qui vous concerne, les éléments de la décision ».

28 mai 1945 : une mission au général Blaizot

Alors que l’Indochine est toujours occupée par les Japonais qui, depuis le 9 mars 1945 contrôlent la presque totalité du territoire et encouragent les menées nationalistes contre la France, le général de Gaulle adresse le 28 mai 1945, un télégramme au général Blaizot qui se trouve à Kandy sur l’île de Ceylan au sud de l’Inde.

« Veuillez mettre à la disposition de la section de liaison française en Extrême-Orient, seule chargée de l’action clandestine et du renseignement en territoire indochinois occupé par l’ennemi, le personnel français et indochinois qu’elle vous demandera pour l’exécution de sa mission. Les demandes pour ce personnel, vous seront adressées par le représentant de la direction général du renseignement, le colonel Ross ».

28 mai 1945 : un message au président Benès à Prague

 

De Gaulle adresse un message fraternel et d’encouragement depuis Paris le 28 mai 1945 à l’adresse d’Edvard Benès qui vient de rentrer à Prague en Tchécoslovaquie et qui devrait y exercer des responsabilités. « Rien n’est plus symbolique de notre victoire que la délivrance de la Tchécoslovaquie. Vous voulez bien invoquer dans votre message, la tradition d’amitié de nos deux peuples. Croyez qu’elle est à jamais gravée dans notre cœur. Jamais, je le crois, notre étroite amitié n’a été plus nécessaire à l’Europe comme à vous-mêmes. Elle ne sera que le prolongement du passé dans l’avenir. Croyez à mes amitiés dévouées ».

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