La Chine a célébré la fin de la Seconde Guerre mondiale en Asie

La Chine a organisé un grand défilé militaire le mercredi 2 septembre 2015  à l’occasion du soixante-dixième anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale en Asie, résume la presse chinoise du jeudi 3 septembre 2015, tout en annonçant une réduction notable des effectifs de son armée. Le président Xi Jinping a indiqué dans son discours prononcé sur la place Tiananmen avant le début du «défilé de la victoire» que l’Armée populaire de libération allait voir ses effectifs réduits de 300.000 hommes, un geste d’apaisement à l’intention des pays voisins qui s’inquiètent de ses ambitions territoriales.
Xi Jinping, a dénoncé la brutalité des «monstrueux» envahisseurs japonais, mais il n’a pas précisé le calendrier de réduction des effectifs de l’armée, la première du monde avec environ 2,3 millions d’hommes. Il a assuré que Pékin choisirait toujours la voie du «développement pacifique». Plus de 12.000 soldats, dont quelques uns venus de Russie et d’autres pays alliés de la Chine, ont descendu l’avenue Changan, dans le centre de la capitale, avec à leur tête des vétérans de la Seconde Guerre mondiale. La parade militaire, très spectaculaire, s’est poursuivie avec un défilé de chars, véhicules blindés, missiles balistiques, et en particulier le tout nouveau Dongfeng-21D, dont :  » un seul exemplaire suffirait à détruire un porte-avions ».

Des avions de chasse et des bombardiers de dernière génération ont survolé la place Tiananmen, confirmant un spectacle soigneusement chorégraphié qui a duré quatre-vingt-dix minutes. Pour Xi Jinping, ces commémorations boudées par bien des dirigeants occidentaux. Le défilé militaire a eu lieu en présence des présidents russe Vladimir Poutine, soudanais Omar Hassan al Bachir ou vénézuélien Nicolas Maduro. Ni le Premier ministre japonais Shinzo Abe, ni les dirigeants européens n’ont fait le déplacement.

3 septembre 1942 : les sous-marins allemands sèment la mort

Le 3 septembre 1942, les messages relatifs à la guerre navale atteste une redoutable capacité destructrices des sous-marins de la Kriegsmarine qui ne sont pourtant pas épargnés par les bâtiments alliés. Le U517 attaque le convoi LN-7 au nord est du cap Whittle, dans le golfe du Saint Laurent, et coule le cargo canadien Donald Stewart. Le U107 coule les cargos britanniques Hollinside et Penrose au large du cap Sines, au Portugal. Le U162 est coulé au nord est de l’île de Trinidad par les destroyers britanniques HMS Vimy, HMS Pathfinder et HMS Quentin. Le U705 est coulé par un bombardier britannique dans le golfe de Gascogne. Dans l’Atlantique sud, le U109 coule le cargo britannique Ocean Might, retardataire du convoi dispersé OS-37, au large de Takoradi, au Ghan, en Afrique. En Méditerranée le submersible U375 coule le cargo palestinien Arnon et les voiliers palestiniens Salina et Miriam, au large des côtes de Syrie.

3 septembre 1942 : la révolte du ghetto de Lachva

Apprenant le 3 septembre 1942 que les Allemands creusent des fosses près de la ville de Lachva, les Juifs du ghetto de la ville décident de se battre plutôt que d’être massacrés. Tandis que 150 soldats et 200 policiers encerclent le ghetto, l’organisation clandestine de combat, en coopération avec le Judenrat, prépare une attaque contre ces forces répressives. Le combat doit permettre aux habitants du ghetto de s’enfuir.
Dans la matinée, le commandant allemand informe le chef du judenrat Dov Lopatyn, qu’il va liquider le ghetto et ses 2 300 Juifs, et ne laisser que trente artisans vivants. Le chef du judenrat répond : « Nous resterons tous vivant, ou nous périrons tous », et donne le signal de l’attaque. Le combat est inégal mais la porte du ghetto est forcée et de nombreux Juifs réussissent à la franchir. Les Allemands ouvrent le feu avec des armes automatiques et causent beaucoup de victimes. Cinq cents Juifs sont capturés, amenés aux fosses communes  et exécutés
Sur les 1 000 juifs qui réussissent à s’échapper, six cents atteignent les marais du Pripet. Malheureusement beaucoup sont repris parce qu’ils sont dénoncés par d’autres qui soutiennent le Reich et ses alliés. Seules 120 réfugiés se regroupent  dans la forêt. Vingt-cinq d’entre eux sont acceptés dans les rangs des partisans soviétiques. Dov Lopantyn rejoint l’unité de partisans « Staline » et sera tué au combat le 21 février 1944 après avoir marché sur une mine.

3 septembre 1942 : l’étau allemand sur Leningrad est terrible

En Union soviétique, sur le Front nord, l’armée rouge lance une contre-attaque pour essayer de desserrer l’étau allemand sur Leningrad. Malgré leur vaillance, les soldats soviétiques échouent. Sur le Front sud, la VIe armée allemande et la IVe armée blindée se rejoignent à l’ouest de Stalingrad, à Pitomnik. Les forces du Reich tentent de percer dans Stalingrad à l’ouest, mais une contre-attaque locale de l’Armée rouge contre les flancs allemands génère de graves perturbations dans le dispositif offensif ennemi. Les attaques aériennes de la 4e Luftflotte continuent, et les dégâts causés dans la métropole sont considérable.  La ville ressemble de plus en plus à un tas de ruines.

3 septembre 1941 : les conditions US à une rencontre avec le prince Konoye

Les japonais sont informés le 3 septembre 1941 par la Maison Blanche qu’une rencontre entre le Premier ministre japonais, le prince Konoye, et le président des États-Unis, Franklin Delanoe Roosevelt, est inenvisageable. Le président Roosevelt donne à l’Ambassadeur japonais la réponse au message et à la déclaration reçue de ce même diplomate le 28 août. En raison des circonstances et des événements, le Président démocrate et ses conseillers ont estimé que, pour avoir le moindre espoir du succès d’une rencontre entre le Président et le Premier ministre, une discussion préalable sur les sujets à aborder au cours de cet échange était  une condition nécessaire. Roosevelt ne veut pas être piégé par le Mikado et le gouvernement de Tokyo, ce qui justifie sa prudence méthodique et sa rigueur sur les phases diplomatiques qu’il juge indispensables. À aucun moment, maintenant ou après, le Gouvernement des États-Unis ne rejette la proposition japonaise d’une rencontre. Il s’efforce de mettre en place les conditions de décisions fructueuses et bénéfiques pour les deux pays. Une position qui est loin de décrisper une situation déjà très tendue.

3 septembre 1941 : les nazis expérimentent le Zyklon-B

Les Allemands utilisent le 3 septembre 1941 pour la première fois le gaz Zyklon-B au camp de concentration et d’extermination nazi Auschwitz. L’emploi de ce gaz mortel et des chambres à gaz est encore expérimental mais témoigne déjà de la mise en place d’une politique préméditée d’élimination à grande échelle. Le premier « groupe test », est composé de six cents  prisonniers de guerre soviétiques et de deux cent cinquante autres prisonniers, sélectionnés pour être tombés malades. C’ est un échec. Les victimes ne sont pas mortes comme les scientifiques l’avaient garanti. Ils affirment alors que des corrections techniques sur les installations doivent être opérées d’urgence. Les rescapés ne sont qu’en sursis car ordre est donné par le Reich de les éliminer.
A Vilnius, en Lituanie, une  zone urbaine est réservée pour accueillir les ghettos. Huit mille Juifs sont massacrés. Trois cents officiers soviétiques sont exécutés à leur arrivée au camp de concentration de Buchenwald

3 septembre 1941 : un franc échange du général de Gaulle avec Churchill

Dans un échange qu’il a avec Winston Churchill, le 3 septembre 1941, le général de Gaulle comprend très bien que le Premier ministre britannique souhaite quelques éclaircissements en ce qui concerne certains documents importants critiqués.

« Après de multiples difficultés, mon quartier général à Londres avait, sur mon ordre, organisé avec les autorités britanniques le transport au Levant d’une compagnie française de parachutistes constituée en Angleterre. Le départ de cette unité a eu lieu effectivement le 25 juillet dernier, conformément aux engagements pris par les départements britanniques intéressés. Or, à la date du 17 août, le général Spears est venu me notifier officiellement à Beyrouth que l’Air Ministry s’opposait purement et simplement à ce déplacement et que le War Office refusait d’autoriser le transport, ce qui était d’ailleurs inexact. Mais ne pouvant alors douter de l’exactitude de cette communication et surpris par la forme qui lui était donnée, j’ai adressé au général Spears une lettre dont il a cru devoir télégraphier le texte à Londres ».

De Gaulle précise encore à Churchill :  » En ce que concerne l’interview de Brazzaville, il s’agissait d’une conversation rapide et impromptue au cours de laquelle, M. Weller n’a pris aucune note et n’en a reçu de moi aucune. L’article que le journaliste américain a tiré de cette conversation est l’exagération sensationnelle de ce que j’ai pu dire ou de ce qu’il a recueilli d’autres sources au Congo français ou au Congo belge. Je n’ai pu prendre connaissance du texte que le lendemain dans l’avion qui m’emmenait de Brazzaville à Lagos et j’ai immédiatement démenti par télégrammes dont je joins les copies à ma lettre ».

Et le chef de la France libre d’ajouter : « Ceci étant dit à propos des deux documents, je ne vous cacherai pas que les difficultés dans lesquelles j’ai été placé au Levant par l’action et par l’attitude des autorités britanniques locales ont profondément affecté moi-même et tous les Français libres. Cette action et cette attitude nous ont paru à maintes reprises si directement opposées aux droits et à la position de la France et aux engagements pris par le gouvernement britannique que nous avons été quelquefois portés jusqu’au doute extrême. Après une période vraiment critique et qui dura plusieurs semaines, nous avons pu, le capitaine Oliver Lyttelton et moi-même, mettre en train un régime acceptable et je tiens à vous dire que j’ai gardé une très bonne impression de mes rapports personnels avec le ministre d’Etat britannique au Caire ».

De Gaulle poursuit :  » Toutefois, étant donné d’une part ces sérieux incidents, d’autre part la nécessité de combiner pour la suite de la guerre l’action des forces encore modestes mais très résolues de la France libre avec les puissantes forces de l’Empire britannique, enfin l’esprit de résistance qui se manifeste de plus en plus en France contre l’ennemi, j’ai cru devoir venir à Londres pour régler avec vous-même, si vous le voulez bien, et avec le gouvernement britannique, les objectifs et les conditions de notre effort commun. Je ne crois pas avoir besoin de vous dire qu’aucun Français ne souhaite plus que moi-même voir cet effort se développer dans une harmonie complète, jusqu’à la victoire de nos deux peuples alliés ».

3 septembre 1940 : les petites certitudes d’Hermann Goering

Le commandant de la Luftwaffe, le maréchal Hermann Goering assure le 3 septembre 1940 au cours de l’un de ses discours que les rapports allemands indiquent que les attaques portent leurs fruits et que les aérodromes du sud de l’Angleterre sont plus opérationnels. « Mes camarades commandants, nous sommes maintenant sur le point de remporter la victoire. Un assaut et une invasion de l’Angleterre sont maintenant plus prometteurs que jamais auparavant. Nos services d’espionnage et de reconnaissance nous ont informés que la RAF est maintenant à moins de cent avions de chasse. Les terrains d’aviation protégeant Londres sont hors d’usage en raison du bombardement superbe et précis de nos forces, leurs communications sont désorganisées et maintenant on nous informe que leurs commandants aériens se disputent entre eux », résume de manière assez folklorique le maréchal de l’air. Avant d’ajouter : « La RAF n’est maintenant plus la grande menace qu’elle a été. Nous allons semer l’effroi et la désolation à Londres ».

Dans la journée, l’activité allemande est centrée sur les installations militaires du Kent et les aérodromes sont à nouveau la cible des bombardiers. North Weal, Manston et West Malling sont à nouveau bombardés. Au cours de la nuit, les
activité allemande sont presque uniquement concentrées sur Liverpool, le sud du Pays de Galle et le Kent. Liverpool souffre beaucoup entre 21 heures et 2h30. De nombreuses opérations de minages ont lieu le long de la côte est, d’Aberdeen à l’estuaire de la Tamise, et le long de la côte sud, vers Pool ainsi que dans le Bristol Channel et dans la baie de Liverpool.

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