Etats Baltes : des démarches russes qui inquiètent au regard de l’histoire

Le mardi  30 juin 2015, le parquet russe a annoncé étudier la légalité de la décision des responsables de l’Union soviétique d’accorder leur indépendance aux Etats baltes en 1991. La Lituanie, l’Estonie et la Lettonie ont obtenu leur indépendance dans la douleur. En janvier 1991, l’URSS a envoyé ses troupes pour « restaurer l’ordre public ». L’échec du putsch de Moscou, en août de la même année, permet de régler la question, avec la reconnaissance de leur indépendance.

Le parquet général russe, à la demande des députés de la Douma (chambre basse du Parlement) travaille sur la légalité de cette décision. A la mi-juin, deux députés du parti Russie Unie ont demandé au procureur général de Russie d’étudier la légalité de la création du Conseil d’État de l’Union soviétique, en septembre 1991, soit après le putsch de Moscou et l’éclatement, trois mois plus tard, de l’URSS. Or c’est cette instance qui a pris l’initiative de reconnaître l’indépendance des pays baltes.

Saisi par un autre député, le parquet général russe a déjà qualifié d’illégale la décision prise en 1954 de rattacher la Crimée à l’Ukraine, la semaine dernière, au motif que le Conseil de l’URSS n’avait pas le droit de modifier les territoires des républiques soviétiques en raison de motifs d’ordre constitutionnel.

Le gouvernement russe dit ignorer  l’enquête relative à l’indépendance des États baltes, qui font maintenant partie de l’OTAN et de l’Union européenne. La présidente de la Lituanie, Dalia Grybauskaite, a critiqué l’annonce du parquet général russe. « Notre indépendance a été obtenue par le sang et avec les sacrifices du peuple lituanien. Personne n’a le droit de la menacer ». Son chef de la diplomatie, Linas Linkevicius, a parlé de « provocation »… « pour ne pas dire plus ». De fait depuis la Seconde Guerre mondiale et les occupations successives des pays Baltes, ces Etats sont légitimement sourcilleux du respect de leur souveraineté. Ces procédures ne sont pas de nature à apaiser les relations entre l’Otan et Moscou.

Le Drian aux Etats-Unis pour récompenser des vétérans et parler sécurité

VoiciAlors que les relations entre la France et les Etats-Unis ont été obscurcies par les révélations relatives aux écoutes américaines visant la France et de nombreuses personnalités de ce pays, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian se rendra outre-Atlantique du vendredi 3 au lundi 6 juillet 2015 pour une visite au cours de laquelle il rencontrera son homologue américain Ashton Carter.

Le ministre sera à New-York pour marquer le passage de l’Hermione à l’occasion de la fête de l’Indépendance américaine. Dans ce cadre, le ministre présidera une cérémonie de remise des insignes de chevalier de la Légion d’honneur à des vétérans américains s’étant distingués lors de la Libération de la France pendant la Seconde Guerre mondiale.

Le lundi 6 juillet, le ministre ira à Washington pour échanger avec Ashton Carter, secrétaire à la Défense des États-Unis d’Amérique sur les partenariats stratégiques entre les deux pays alliés engagés, tous deux, dans la lutte contre le terrorisme en particulier en Irak. Le ministre rencontrera aussit Susan Rice, conseillère à la sécurité nationale. Jean-Yves Le Drian participera  à une table-ronde au German Marshall Fund pour évoquer le futur de la coopération franco-américaine sur la défense et la sécurité.

Voici le programme tel qu’il a été communiqué par le ministère de la Défense français.

Vendredi 3 juillet

16h30 Arrivée au Pier 17
17h00 Début de la cérémonie de remise des insignes de chevalier de la Légion d’honneur à des vétérans de l’armée américaine
17h10 Allocution de Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense
17h35 Remise des décorations
18h05 Discours de clôture de SE M. Gérard Araud, Ambassadeur de France aux États-Unis d’Amérique
18h10 Micro-tendu
18h30 Visite de l’Hermione

Samedi 4 juillet

11h00 Arrivée du ministre de la Défense à l’ « Intrepid » et embarquement à bord du bateau des Coast Guards
12h00

Revue navale devant la statue de la Liberté

Salut aux canons – survol aérien

13h00 Débarquement à l’ « Intrepid »

 

Lundi 6 juillet

09h45

Arrivée du ministre de la Défense au Pentagone

Entretien bilatéral avec M. Ashton Carter, secrétaire à la Défense des États-Unis d’Amérique

11h00 Conférence de presse conjointe avec M. Ashton Carter
11h30 Fin de la conférence de presse
13h00 Entretien avec Mme Susan Rice, conseillère à la sécurité nationale des États-Unis d’Amérique, à la Maison Blanche
16H00 Conférence-débat au German Marshall Fund sur le Futur de la coopération franco-américaine sur la défense et la sécurité

Le Schindler britannique décède à l’âge de 106 ans

Nicholas Winton, surnommé le Schindler britannique pour avoir sauvé des centaines d’enfants tchèques de la persécution nazie avant la Seconde Guerre mondiale est mort à 106 ans, selon un communiqué du mercredi 1er juillet 2015, du Rotary Club de Maidenhead (sud de l’Angleterre) dont il a été président.

Nicholas Winton a sauvé 669 enfants juifs tchèques et slovaques de la mort en 1939. Il doit son surnom de Schindler britannique au personnage Oskar Schindler, héros du roman « La liste de Schindler » (1982) de Thomas Keneally ainsi que du film éponyme (1993) de Steven Spielberg. Oskar Schindler avait sauvé 1100 juifs de la mort dans le camp de concentration de Pazlow (Pologne).

1er juillet 1940 : un chef des services secrets pour la France libre

Le capitaine André Dewavrin qui va prendre le nom de Passy  est nommé par le général de Gaulle, le 1er juillet 1940, chef des services secrets (2e et 3e Bureaux) de la France Libre. Le Général, considère qu’il est nécessaire de disposer d’un service de renseignements structuré capable de recueillir des informations, de les analyser et de renforcer le maillage du territoire afin de disposer des éléments les plus objectifs pour prendre des décisions engagement l’avenir de la France libre et préparant au mieux la libération des territoires occupés par les Allemands. Si le Général a choisi le capitaine Dewavrin c’est qu’il considère qu’il présente toutes les aptitudes pour structurer un service en phase avec les besoins de la France libre.

Opération sentinelle : un partenariat ministère de la Défense-SNCF

Jeudi 2 juillet 2015, à 19h00, Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, accueillera Guillaume Pepy, président du directoire de SNCF, à l’Hôtel de Brienne pour saluer et renforcer le partenariat du ministère avec la SNCF, au profit des militaires engagés dans l’opération Sentinelle.

À cette occasion, le ministre de la Défense et le président du directoire de SNCF signeront une convention de partenariat spécifique au bénéfice des familles de militaires engagés dans les missions de protection et de sécurité intérieure sur notre sol. 7 000 militaires sont en effet mobilisés sur le territoire national dans le cadre de l’opération Sentinelle.

Ils remettront également la Médaille d’honneur des Chemins de fer à neuf soldats, d’active et de réserve, issus de trois régiments différents, en récompense de trois actions d’éclat réalisées dans le cadre du plan Vigipirate et de l’opération Sentinelle.

Déroulé indicatif de la cérémonie tel qu’il a été indiqué par le ministère de la Défense:

18h45 : Arrivée des invités et accueil presse
19h00 : Arrivée de Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense

Allocution du ministre de la Défense

19h10 : Intervention de Guillaume Pepy, président du directoire de SNCF
19h20 : Remise de décorations aux soldats
19h30 : Signature de l’avenant à la convention de partenariat

30 juin 1940 : le vice-amiral Muselier rallie la France libre

Le vice-amiral Emile Muselier rallie la France Libre du général de Gaulle  le 30 juin 1940 et  et crée les Forces navales françaises libres (FNFL). Il  assure également mais à titre provisoire le commandement des Forces aériennes françaises libres (FAFL). Une centaine de bateaux de pêche (dont la quasi totalité de ceux venus avec les hommes de l’île de Sein) sont arrivés en Grande-Bretagne. Le même jour, quatre aviateurs français (Jacques de Vendeuvre, Bertrand du Plessis, Jean-Pierre Berger, Robert Weill) parviennent à décoller et quittent l’Afrique du nord pour rallier la France libre en passant par Gibraltar mais  ils sont abattus par la DCA espagnole.

Le 1er RAMa, régiment d’artillerie le plus décoré a été dissous

Le 30 juin est une mauvaise date pour le département de la Marne. Après la fermeture de la base aérienne 112 « commandant Marin-la-Meslée » de Reims le 30 juin 2011, le mardi 30 juin 2015 correspond à la dissolution du 1er régiment d’artillerie de marine de Châlons-en-Champagne. Grande ville de garnison, la ville préfecture de la Marne n’aura bientôt plus que le délégué militaire départemental et ses services! Autant dire que la restructuration des armées et l’application du livre blanc auront été douloureuses pour ce département.

La fermeture du 1er RAMa est d’autant plus surprenante qu’il s’agit d’un régiment parmi les plus prestigieux. Sa filiation remonte au XVIIe siècle, avec la création par le cardinal de Richelieu des « compagnies franches et ordinaires de la mer », ancêtres des Troupes de Marine d’aujourd’hui. Le 1er RAMa adonc roulé  son étendard, en ce mardi 30 juin, mettant un point final à près de 400 ans d’histoire.

Le 1er RAMa est  le régiment le plus décoré de l’arme de l’Artillerie, titulaire de la croix de chevalier de la Légion d’Honneur, de la Croix de la Libération, de la Croix de guerre 14-18 avec 2 palmes et la Croix de guerre 39-45 avec 3 palmes. Une palme représente une citation à l’ordre de l’armée, ce qui n’est pas rien. Le 1er RAMa a été de tous les combats menés par la France depuis le XIXe siècle : Lützen en 1813, Mexique en 1838, Sébastopol en 1855, Bazeilles en 1870, Sontay-Mangson (1883), Dahomey (1892), Madagascar (1895), Première Guerre mondiale, Campagne de France, Libération (en ayant pris part aux batailles de Bir Hakeim, d’El-Alamein, Garigliano, poche de Colmar, massif de l’Authion), sans oublier l’Afrique du Nord (1955-1962) et, plus récemment, le Liban, les Balkans, le Tchad, la Côte d’Ivoire, l’Afghanistan, la Centrafrique et le Mali.

Ce régiment prestigieux  a compté dans ses rangs pas moins de trente-quatre Compagnons de la Libération. Il a été employé jusqu’au bout unis,  au Mali (opération Barkhane) après avoir pris part à l’opération Sangaris en Centrafrique. Le 12 mai 2015, le régiment, doté de Caesar (Camion équipé d’un système d’artillerie) a tiré son dernier coup de canon au camp de Suippes. Sa dissolution admnistrative devant être effective d’ici un mois, quelques uns de ses bigors défileront, une dernière fois, sur les Champs-Élysées, le 14 juillet. Avec la fermeture de l’état-major de la 1ère Brigade mécanisée, cette dissolution est un coup sévère pour Châlons-en-Champagne. Le 1er RAMa avait pris ses quartier il y a seulement trois ans pour y remplacer le 402e Régiment d’Artillerie, déjà dissous. Les Châlonnais ont dit adieu à leurs militaires et s’interroge sur leur avenir alors que la ville va perdre aussi son statut de capitale régionale puisque la région Champagne-Ardenne est intégrée dans une nouvelle région Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne dont elle a peu à espérer.

Il reste un régiment compagnon de la Libération dans le département de la Marne : le 501e régiment de chars de combat. Du temps de la BA 112 « commandant Marin-la-Meslée », le Lorraine et le régiment de chasse Normandie-Niemen, le célèbre « Neu-Neu », étaient aussi compagnon de la Libération.

 

L’ancien résistant et homme politique Charles Pasqua est décédé

Ancien résistant et figure de la droite républicaine, l’ancien sénateur et ministre de l’Intérieur  Charles Pasqua est décédé brutalement le lundi 29 juin 2015, à l’âge de 88 ans, des suites d’un accident cardiaque. La famille de Charles Pasqua a fait parvenir ce communiqué: « Il s’est éteint à l’hôpital Foch de Suresnes dans les Hauts-de-Seine, où il résidait, dans ce département qu’il avait façonné par sa ferme volonté d’inscrire l’action politique en réalisations concrètes et ambitieuses. Il est toujours resté fidèle à son engagement gaulliste dans la Résistance contre l’occupant nazi. Pour lui, la politique était un combat au service de la France, dans la fidélité à ses compagnons, dans le respect de ses adversaires dès lors qu’ils étaient animés, comme lui, par la conviction et le courage ».

« Nous avons eu le privilège de connaître l’homme privé si attentif aux autres et si extraordinaire professeur d’optimisme. Tous ceux qui l’ont approché savent combien Charles Pasqua pouvait rendre les âmes fortes et savait consoler les malheurs par sa joie de vivre. Seules les offenses faites à la France et à l’honneur ternissaient son regard bienveillant face à toutes les épreuves. Il aurait souhaité en ce jour si douloureux pour nous que ses amis ne cèdent pas au chagrin mais gardent de lui une image fidèle et que, pour lui, ils perpétuent son dévouement à une certaine idée de la France. »

Charles Pasqua était notamment officier de la Légion d’honneur.

Les obsèques de Charles Pasqua, auront lieu le vendredi 3 juillet 2015, à 10 heures, en la cathédrale Saint-Louis des Invalides, a indiqué le mercredi 1er juillet 2015, son cabinet dans un communiqué. L’ancien sénateur sera inhumé le lundi 6 juillet 2015 dans le caveau familial de Grasse (Alpes-Maritimes), où repose son fils unique, mort en février dernier.

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