28 janvier 1945 : prise de bec Leclerc-Monsabert

Le général Leclerc, commandant de la 2e DB est furieux le 28 janvier 1945. Ce jour-là l’attaque du village de Grussenheim coûte au groupement Guillebon seize officiers dont le lieutenant-colonel Putz et le lieutenant Michard, chef de la première section de chars entrée dans Paris ainsi que plus de deux cents hommes. Le coût est supérieur à celui de la conquête de Strasbourg. Leclerc est scandalisé et s’oppose à la reprise de l’assaut. Il l’écrit à son commandant de corps d’armée, le général Monsabert : « Puisqu’il n’y a pas d’infanterie qualifiée disponible, il est préférable de renoncer ». Rien n’y fait Monsabert ne change pas ses ordres. Il lui déclare qu’il est tout à fait incapable de les appliquer.

Monsab se tourne vers Vézinet qui a accompagné le chef au quartier général de la Division française libre et lui demande ce qu’il en pense. Il se rend compte que l’analyse de Leclerc est très partagée. Le choc verbal entre Monsabert et Leclerc est rude.  Leclerc signifie par écrit sa position et se dit prêt à se rendre chez le général Devers pour obtenir de l’infanterie! « . Que dicte le commandant de la 2e DB :  » Je n’estime pas possible de donner l’ordre de prendre Elsenheim à mes élements blindés s’ils ne sont pas appuyés par un minimum de deux bataillons d’infanterie en très bon état et sans un appui massif d’aviation et d’artillerie ».

28 janvier 1945 : les Soviétiques accélèrent sur tout le front

 Le 1er Front de la Baltique du général Bagramyan enlève presque toute la poche allemande de Memel et achève ainsi la libération de la Lituanie. Dans la partie centrale de la Prusse-Orientale, les soldats de l’Armée rouge bloquent les Allemands à Königsberg et s’emparent de Bischofburg et Sensburg. Les Allemands résistent encore à Elbing et sont en position favorable au nord-ouest d’Allenstein.

La pression soviétique est plus forte que jamais. Les soldats de l’Armée rouge enlèvent les villes frontières polonaises de Sepolino, Czarnkow et Leszno ainsi que la ville allemande de Guhrau. Au sud, le 1er Front d’Ukraine du général Koniev termine la conquête des principales villes industrielles de la frontière entre la Pologne et la Haute Silésie. Beuthen en Silésie et Katowice en Pologne changent de main.

Dans les Carpates, le 4e Front d’Ukraine du général Petrov s’empare de Poprad en Tchécoslovaquie.

28 janvier 1945 : la route de Chine est désormais sûre

Le 28 janvier 1945 en Birmanie, l’événement est considérable puisqu’il concrétise l’existence désormais d’une route sécuriser traversant le pays et permettant la liaison directe avec la Chine du général Tchang Kaï-chek. Le premier convoi qui est parti des Indes atteint la frontière chinoise. Les responsables du convoi sont reçus festivement en grande pompe à Muse. La route de Birmanie est rebaptisée route Stilwell par Tchang pour honorer le général allié qui s’est tant battu pour cette liaison et l’amélioration de son tracé.

28 janvier 1941 : la collaboration économique, une escroquerie

Dans l’émission « Les Français parlent aux Français » sur la Radio de Londres, Georges Boris dénoncent le 28 janvier 1941 l’entente entre les houillères en France, l’occupant et ses industriels. Alors que la prodution des puits du Nord et du Pas-de-Calais reste très élevée, le charbon manque dans les foyers si bien que se chauffer devient un luxe. « Les Allemands volent le charbon comme le reste, pense le Français qui réfléchit et qui a raison ». 

Boris le répète :  » L’Allemagne a besoin qu’on fabrique pour sa guerre, qu’on collabore à sa guerre. Elle vient donc dire à ces industriels de la métallurgie française : je vais avoir l’extrême bonté de vous faire tenir du charbon et du fer ( généreuse Allemagne qui nous cède du charbon de nos propres houillères, du fer de nos propres mines!). Mais écoutons encore le commandement de l’Allemagne. Avec ce fer et avec ce charbon, poursuit-il, avec votre outillage, avec vos ingénieurs et avec vos ouvriers, vous industriels français, vous allez fabriquer du matériel dont j’ai besoin : machine-outils, camions, motos, vélos, locomotives, wagons, outils de précision ect. Si vous fabriquez vite et bien, je vous permettrai à la rigueur de disposer d’une certaine proportion de vos fabrications pour le marché intérieur français ».

Pour Boris, c’est clair, cette escroquerie qui consiste à exploiter nos bras et nos cerveaux, à user notre outillage et à obliger la France à plus d’inflation encore, cette escroquerie se nomme collaboration économique. Avant de conclure avec un relatif optimisme : « Sauf une poignée de vendus qui touchent le prix de leur trahision, il n’est plus une catégorie de Français qui ne sachent que l’Allemand est l’ennemi qui le menace, menace d’asservissement d’abord, d’anéantissement ensuite. Il n’est plus une catégorie de Français qui puisse avoir d’autre espérance que la victoire ».

28 janvier 1941 : les alliés occupent Agordat

Le 28 janvier 1941, en Afrique-Orientale italienne, les soldats du Duce résistent à la pression continue exercée par les colonnes de la 5e division indienne des forces britanniques qui a atteint Barentou au sud d’Agordat mais les Italiens ignorent alors qu’Agordat est tombée entre les mains des Alliés. Lorsqu’ils apprennent la mauvaise nouvelle, ils cessent brusquement le combat et se replient à la hâte dans les montagnes du Sud-Ouest

28 janvier 1941 : une progression encourageante au Fezzan

Le général de Gaulle, chef de la France libre délivre le 28 janvier 1941 une note sous la forme d’un communiqué qu’il recommande pour le service Radio-Presse :  » En coopération avec nos vaillants alliés britanniques, nos troupes du Tchad, appuyées par notre aviation, ont poussé des reconnaissances offensives en Libye italienne et pénétré dans le Fezzan, au-delà de Mourzouk infligeant à l’ennemi des pertes en tués et prisonniers ».

28 janvier 1941 : de Gaulle se préoccupe de la Réunion

Le général de Gaulle fait savoir au major général Spears à Londres son mécontentement envers la position du gouvernement britannique à l’égard de certains territoires où le développement de la France libre serait selon son appréciation handicapé. « Pour ce qui concerne la Réunion comme d’autres colonies, je dois constater que la politique actuellement menée par le gouvernement britannique à l’égard des territoires et des personnalités soumis à Vichy constitue une atteinte directe au développement de la France libre, c’est-à-dire à la rentrée dans la guerre de l’Empire français. Tel est, je dois le dire franchement comme je le pense, mon avis simplement exprimé ».

28 janvier 1941 : Schompré rappelé de Singapour à Londres

Dans un télégramme qu’il envoie à son représentant à Singapour, Schompré, le général de Gaulle lui précise le 28 janvier 1941 : « Veuillez mettre Baron en mesure d’assumer provisoirement la direction de votre service pour vous permettre de rallier Londres. Votre départ pourrait avoir lieu dans une quinzaine de jours. Je prendrai avant votre départ, une décision en ce qui concerne l’indemnité de fonctions qui sera allouée à Baron pour compléter son traitement ». Le même jour, le Général adresse un courrier allant dans le même sens à Baron!

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